Un nombre de défaillances d’entreprises historiquement bas en 2020 et une nécessité de prévenir les difficultés

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L’Observatoire des entreprises en difficultés (OCED) de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) Paris Ile de-France a récemment publié son bulletin de santé des entreprises en France et en Ile-de-France au 1er janvier 2021 (Bulletin OCED).

Plusieurs remarques à sa lecture :

  • Une baisse des ouvertures de procédures collectives en France et en Ile-de-France en 2020 ;
  • Un nombre croissant de très grandes entreprises à restructurer ;
  • Une forte augmentation du nombre de salariés concernés dans les procédures de traitement des difficultés amiables.

Si le nombre de défaillances d’entreprises apparaît comme étant « historiquement bas », les difficultés sont pourtant bien présentes.

Le nombre des ouvertures de procédures décroit tant au plan national (avec une diminution de 36 %, en glissement annuel au 1er janvier 2021), qu’en Île-de-France (avec une diminution de 29 % en glissement annuel à la même date).

Au plan national, les ouvertures se situent à 49 % en dessous de leur niveau de 1993 et 48 % sous celui de 2009. Elles sont même en dessous de leur niveau le plus faible de 2001.

A Marseille, le Président du tribunal de commerce Monsieur LATREILLE a indiqué que le nombre de procédures collectives ouvertes du 15 mars au 15 juillet 2020 était en baisse de 30 à 40 % par rapport à 2019 (Interview de Jean-Marc Latreille du 09 septembre 2020).

Cette baisse s’explique d’une part, par le premier confinement qui a entraîné la fermeture des tribunaux de commerce et donc une diminution des assignations et, d’autre part, par les dispositifs d’aides gouvernementales aux entreprises.

Il est précisé notamment par l’OCED que « ces évolutions s’inscrivent dans un contexte de crise sanitaire mondiale de longue durée, accompagnée de fortes incertitudes et imprévisibilités sur l’ensemble du territoire français et plus particulièrement dans les zones de circulation active du virus ».

Ces explications font craindre une inversion probable des courbes lors de l’arrêt des mesures de soutien.

Pour cette raison, et comme l’indiquent Monsieur LATREILLE (Interview de Jean-Marc Latreille du 11 février 2021 et plus largement tous les professionnels des procédures collectives, il est capital que les chefs d’entreprises ne réagissent pas trop tard : l’anticipation est la meilleure arme pour prévenir et/ou combattre les difficultés des entreprises.

Le Cabinet se tient naturellement à votre disposition pour vous assister et vous accompagner dans ces démarches.